|
07-décembre-2007 :
Les chinois de la CMEC chargés de la construction de la route Mikouala-Kongou dans le Parc National de l'Ivindo ne sont qu'à 400 m des chutes, c'est l'information de dernière minute que nous venons de recevoir.
Elle met en évidence une réalité qui justifie à ce jour notre détermination à poursuivre une campagne internationale pour sauver les "Merveilles de l'Ivindo" à savoir le ministre des Mines et ses collaborateurs ont un seul et unique objectif à atteindre, mettre fin aux Parcs Nationaux au Gabon.
Le dire ainsi pour ceux qui ne vivent pas la réalité locale dans ce dossier ressemble à de la diffamation mais les faits sont têtus pour l'attester.
Le premier scandale que nous avons revelé concerne le permis de prospection de SINOPEC dans le Parc National de Loango en 2005. Aujourd'hui, la même administration des mines, sans tenir compte des autres propositions faites pour la construction du barrage hydroélectrique sur l'Ivindo, se borne à identifier les chutes Kongou, qualifiées de plus belles et plus spectaculaires d'Afrique centrale, pour l'érection d'une infrastructure dont on est certain qu'elle va occasionner si ce ne sont pas les innondations mais un désastre écologique du type du barrage des Trois Gorges en chine, alors que des études réalisées par EDF en 1966 placent Kongou en troisième position des sites identifiés.
Pourquoi tant d'acharnement contre une politique de conservation décidée par la plus haute autorité de la République qu'ils indiquent comme le guide éclairé?
Notre analyse de la situation nous amène à conclure au regard des actes posés par le Chef de l'Etat sur les conseils de ses ministres que l'on hésite pas à le pousser vers des erreurs à même de le discréditer au plan international par rapport aux engagements pris par le Gabon sous la signature de son chef. Nous en voulons pour preuve cette fameuse déclaration du 14 septembre 2007, un discour va-en-guerre contre les occidentaux au motif que les ONG locales qui oeuvrent dans le domaine de l'environnement sont "manipulées par les puissances occidentales".
|