1485 pieds commerciaux ont été abattus, dans une zone de 1400 hectares dans le parc.
Quelle est la
composition de la forêt dans la zone exploitée ?
Notre équipe a compté tous les arbres à partir d'un diamètre
de 70cm qui ont été abattus. En forêt l'exploitation est
sélective. Mais en bordure des routes-camion la situation est tout autre
: ici l'abattage n'est pas sélective. Nous pouvons profiter donc du comptage
sur ces routes pour avoir une idée de la composition de la forêt.
La forêt est fortement dominée par l'okoumé, divers légumineuses (béli, padouk, ngangs, mbanègue, engona, movingui, omvong, , ) et Irvingiacées (eveuss, alep, andok, essong, ).
Quelle est la
composition de la forêt dans tout le Parc ?
L'okoumé est commun au sud du parc, mais absent au nord.
La richesse de la partie sud du parc est environ 1 pied commercial par hectare.
Parmi les arbres d'un diamètre de 70cm ou plus, l'okoumé domine.
La richesse commerciale diminue vers le nord du parc, l'okoumé étant
absent. Ici, des arbres non commerciaux dominent tels que le sorro et nombreux
légumineuses.
SEEF ont donc bénéficié de la partie riche du parc.
Quelles concessions
forestières autour ?
Les permis ZAC qui existe aujourd'hui dans l'extrême sud du parc sont
:
· Les parties des permis ZAC 14 et 16 de Rougier en dehors du parc,
· Le permis ZAC 15, attribuée à l'origine à CFG,
mais maintenant à Cora Wood. Il est presque totalement en dehors du parc.
D'autres permis
comprennent :
· La partie du permis 10/99 de CEB en dehors du parc,
· Les parties du permis Assala 30/99 et 31/99 en dehors du parc.
C'est une partie du permis Assala 30/99 qui a été exploité
à l'intérieur du parc. Elle a été exploitée
en fermage par l'entreprise forestière SEEF.
La SEEF (Société
Equatoriale d'exploitation forestière)
Le fondateur et directeur principal de la SEEF est un ressortissant français
dont les noms ne sont pas rendus public dans ce rapport. Il est aidé
par ses deux fils de nationalité et mère gabonaise. Derrière
se cache un baron de la République.
A la différence de Rougier Gabon, une société internationale, SEEF peut être considérée comme une entreprise gabonaise.
Elle a investi dans la transformation et elle se lance maintenant dans un programme d'aménagement forestier avec Sylvafrica. Elle est en train de construire une école primaire à Mouyabi.
Cora Wood
Le permis ZAC 15 de Cora Wood qui va du chemin de fer jusqu'à la limite
du parc est très sensible. Ses routes pourraient servir comme accès
aux chasseurs vers la zone du Bai de Langoué.
Une rumeur court que la SEEF s'intéresse à exploiter le permis ZAC 15 elle-même et que de négociations SEEF-Cora Wood soit en cours, mais cette rumeur n'était pas confirmée par Sylvafrica qui fait l'aménagement forestier pour les deux sociétés.
Le Parc National
de l'Ivindo
Le réseau des parcs nationaux, y compris Ivindo, a été
crée en 2002. Le Bai de Langoué avec sa vision des éléphants,
gorilles, situtunga et autres animaux commence à devenir une attraction
touristique. Le potentiel est énorme.
Le bai est situé dans la partie sud du parc. Les routes de SEEF facilitent
l'accès à cette partie du parc aux chasseurs.
La Zone Tampon
Des "Zones Tampons" autour des Parcs, de largeur minimum de 5 Km sont
prévues dans le nouveau code forestier, mais pas encore appliquées.
Elles pourraient donner une première protection autour du parc, par exemple
en interdisant la construction des routes-camion dans la zone tampon.
Le bois n'est
pas la seule ressource de la forêt.
Le Gabon est célèbre pour sa riche biodiversité dans une
planète où les vieilles forêts tropicales deviennent de
plus en plus rares. Les vieilles forêts du Gabon sont un capital considérable.
A long terme, la ressource touristique est l'une des ressources de la forêt
qui pourrait augmenter en valeur, en même temps que les revenus de bois
diminuent progressivement.
Le Parc National de l'Ivindo avec une protection réelle sera une ressource
permanente.
Une prospection
minière est en cours en ce moment dans le parc des monts de Cristal où
l'on signale également la présence de la SEEF pour l'extraction
du bois. Cette prospection est menée par une société minière
Sud Africaine SOUTHERNERA. Nos sources affirment que les premiers résultats
sont positifs et qu'à l'issue de ces recherches, cette compagnie devrait
entreprendre l'exploitation des minerais qui s'y trouvent.
La région regorge d'importants gisement de diamant et bien d'autres ressources.