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Giuseppe Vassallo
Our dear leader Giuseppe Vassallo left us on Friday 31st March 2000 for a sudden car accident: his ideas and teachings will never die.

Projets

PROJETS EN COURS

Projet 1 :

« Dispositions juridiques en matière de politique sociale au profit des communautés locales et lutte anti-braconnage »

Financement : CARPE
Durée : 7 mois (échéance : juin 2008)

Le  projet vise la mise en exergue, dans les textes juridiques, des retombées sociales de l’exploitation forestière et la lutte anti-braconnage.
Il s’agit de publier les aspects particuliers du Code forestier gabonais et des décrets d’application en matière de bénéfices sociaux et de lutte anti-braconnage.
Objectifs et résultats attendus
Le projet a deux objectifs majeurs à atteindre et sous-tend quatre résultats principaux.
Objectif 1: faire connaître les dispositions juridiques aux populations locales liées aux retombées sociales de l’exploitation forestière.
Résultat 1-1 : les populations connaissent leurs droits légitimes contenus dans le code forestiers et participent aux discussions ;
Résultat 1-2 : les concessionnaires acceptent d’investir dans les écoles par la construction des aires de jeux et le ravitaillement en médicaments des dispensaires ;
Objectif 2 : amener les concessionnaires à avoir une politique anti-braconnage efficace
Résultat 2-1 : les concessionnaires développent une autre stratégie de lutte anti-braconnage qui implique les populations locales et les ONG ;
Résultat 2-2 : Les employés des concessions forestières sont sensibilisés régulièrement sur le problème du braconnage ;  
Zone d’intervention du projet :
Le canton Ellelem est situé dans le Département du Woleu, province du Woleu Ntem. Ce canton, constitué de douze (12) grands villages fait l’objet d’une intense activité d’exploitation forestière. Le WWF, qui travaille dans le Parc National de Minkébé, s’est intéressé au problème de braconnage pratiqué dans les concessions forestières de la société BORDAMUR. Ces concessions étant situées dans la périphérie sud de Minkébé, la chasse intensive qui s’y pratique réduirait considérablement, la diversité faunique de ce parc.

Projet 2 :

« Renforcement des Capacités de Brainforest en matière de Gouvernance Environnementale (RECAGE) »

Financement : UICN-NL
Durée : 1er mai 2008 au 31 décembre 2009

Le projet se propose de contribuer à renforcer l’efficience, le professionnalisme et l’adaptabilité de BRAINFOREST en complémentarité avec les autres acteurs environnementaux dans la gestion durable des ressources forestières et dans le cadre de leur rôle de renforcement de la société civile gabonaise en prenant en compte les intérêts des communautés locales.

Le projet poursuit cinq objectifs spécifiques :

  • Renforcer les capacités institutionnelles et organisationnelles par l’accompagnement, la formation et le financement de compétences spécifiques internes de BRAINFOREST.
  • Accroître les capacités organisationnelles et institutionnelles de l’ONG par la mutualisation et le partage des expériences issues des actions financées.
  • Renforcer le monitoring et le suivi des politiques environnementales au Gabon en renforçant la plateforme Environnement Gabon et en y intégrant un cadre d'échange et de plaidoyer de la société civile et des medias.
  • Promouvoir l'intégration des communautés autochtones et locales ou leurs partenaires dans le contrôle et la gestion durable des ressources forestières afin d'assurer leur participation effective aux négociations concernant leurs droits au sein des espaces forestiers.
  • Appuyer et stimuler le développement des politiques visant une gestion communautaire et décentralisée des ressources naturelles.

Dans le cadre de sa mise en place, certaines activités ont déjà été initiées. Ainsi, du 15 au 18 mai dernier, Brainforest à organisé une retraite interne à Cocobeach (nord-ouest de Libreville) pour une planification stratégique des ses futures activités avec l’appui de deux modérateurs, MM Samuel NGUIFFO du CED (Cameroun) et Dieudonné MINLAMA (Consultant indépendant).
Et, une autre activité est en cours. Il s’agit de l’organisation du 26 au 30 mai 2008 à Libreville d’un atelier de formation sur la MARP par un animateur MARP du CED (Cameroun), M. Samuel N’NHA NDOBE. Cet atelier sera suivi d’une première mission de terrain dans la province du Woleu Ntem, plus précisément dans les villages périphériques à Minvoul.

Projet 3 :

« “Illegal logging in Cameroon and Gabon: international FLEGT process, national trends and local impacts”»
Partenariat : CIFOR / BRAINFOREST
Durée : mai 2008 – avril 2009

L’impact de l’exploitation illégale des ressources forestières demeure très difficile à déterminer en raison du manque cruel de données sur le secteur de l’exploitation illégale dans au Cameroun et au Gabon. Au Cameroun par exemple, une partie très importante de la consommation urbaine de bois provient de sources illégales, permettant d’avoir des produits bon marché mais de basse qualité. De même, de nombreuses communes rurales voient se développer un secteur florissant de sciage artisanal, dont les retombées socio-économiques paraissent importantes à l’échelle locale. Ce constat semble partagé par le Gabon, même si les données sont encore très rares sur ce secteur.
Ce projet vise à combler partiellement cette lacune en estimant les volumes nationaux de « bois artisanaux », en décrivant précisément cette filière informelle et en estimant l’impact socio-économique comme écologique de ce secteur à l’échelle locale dans le but d’analyser comment les politiques forestières – influencées ou non par le processus FLEGT– sont en mesure de réduire ces activités illégales.
Ce projet est scindé en trois phases sous la forme d’enquêtes/analyses :

  1. Estimation du volume de bois illégal

Cette information sera recherchée par deux analyses distinctes :

  • une comparaison entre les statistiques d’exportation et de production du bois d’œuvre qui devrait révéler (1) les exportations illégales (i.e. exportation moins production) et (2) l’offre de bois sur le marché domestique (i.e. production moins exportation). Cette analyse sera menée en collaboration étroite avec l’administration forestière et les douanes.
  • une estimation directe de la demande urbaine de produits forestiers, en mettant en place un suivi mensuel des principaux marchés de bois dans les trois principales villes de chaque pays. Cette enquête permettra de collecter des informations sur le volume de bois vendu, les espèces, les emplois générés, les chiffres d’affaires,…
  1. Description de la filière et évaluation des impacts locaux

Le suivi des marchés urbains devrait permettre d’identifier les sources d’approvisionnement ainsi que les différents types d’acteurs impliqués dans le secteur du bois illégal. Des enquêtes filières seront donc mises en place afin de caractériser le fonctionnement de ce secteur, notamment les interactions entre acteurs et la répartition des marges générées par cette exploitation.

  1. Propositions de solution pour légaliser le « bois illégal » dans ou hors du processus FLEGT

Les rares travaux existants montrent que les scieurs illégaux produisent une part (mineure) des exportations de bois et une part (majeure) des produits forestiers répondant à la demande domestique. Si le caractère non-durable de ces activités informelles reste encore à démontrer, tout le monde est d’accord sur la nécessité de ramener ces acteurs dans le secteur légal pour des raisons économiques, institutionnelles, fiscales,…
Dans quelle mesure le processus FLEGT peut-il réduire l’exploitation illégale ou, au contraire, créer une « trappe à illégalité » pour des petits producteurs qui n’ont pas les moyens de se plier à des critères internationaux ? L’analyse comparative du Cameroun et du Gabon montrera comment leurs politiques forestières respectives – fortement influencées par le processus au Cameroun et beaucoup moins au Gabon – parviennent ou pas à réduire significativement ce secteur informel.