Dans notre politique de diffusion de l'Information sur notre site, nous avons publié la liste des mauvais payeurs de la forêt gabonaise, c'est à dire les propriétaires des permis qui doivent au fisc (voir dossiers accablants). Un dignitaire du pays, propriétaire d'un PI réagit.
Réaction
de Maître Louis Gaston MAYILA, Président du Conseil Economique
et Sociale de Gabon |
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| Monsieur,
Dans une de vos publications, vous avez cru nécessaire de publier une liste de gens qui seraient redevables au fisc dans le dossier forêt, illustrant selon vous, (l'opéra bouffe qui se joue encore au Palais du bord de mer qui risque de finir, comme le veut la tradition, dans l'hilarité générale). Ceci est tout simplement insultant de penser qu'au Gabon, tous les hommes de pouvoir ou tous les hommes au pouvoir sont inconscients au point de penser qu'ils ne quitteront jamais ce pouvoir. Tout pouvoir a un début, a une fin, nous sommes payés pour le savoir et les exemples autour de nous abondent. En ce qui me concerne, je suis collaborateur du Président BONGO ONDIMBA, depuis 1974. J'ai été Ministre, Directeur de son Cabinet, plusieurs fois Ministre et Ministre d'État dans différents Gouvernements, en ayant toujours présent à l'esprit qu'un jour, tout ceci prendra fin. Ce qui fait que je suis sorti trois fois de ces Gouvernements et je suis revenu quatre fois. Aujourd'hui depuis neuf ans, je suis Président du Conseil Économique et Social. Je n'ai jamais cessé dans mes discours, dans mes prises de position publiques qu'un homme politique doit être capable de rendre des comptes à tout moment. Sur son char, tiré par quatre taureaux blancs, le bouffon de César lui rappelait ceci : « N'oublies pas César que tu es mortel ». Ceci veut dire que tout homme de pouvoir, qui se laisse griser par ce pouvoir, au point d’oublier que celui-ci prendra fin un jour, est tout, sauf un homme politique. Ainsi, contrairement à vos affirmations, Louis Gaston MAYILA, titulaire d'un permis industriel (PI 02/79) ne doit pas comme vous l'avez affirmé, 72.632.000 f cfa. En droit, lorsque le débiteur et le créancier ont signé un moratoire et que le débiteur respecte les échéances. Ce deal vaut titre libératoire. Je vous prie de lire en annexe, l'échéancier établi d'accord parties et plusieurs quittances de versement. Il est temps, que ceux qui n'ont jamais rien fait de leur vie, pour la Nation ou pour des compatriotes pris individuellement, arrêtent de donner des leçons à ceux qui paient de leur vie. Aujourd'hui, en pleine crise de l'emploi, Louis Gaston MAYILA emploie plus de 250 personnes. Si vous donnez une femme à chacun et une moyenne de un à deux enfants par personne, le compte est vite fait, du nombre de personnes qui vivent grâce à l'initiative et à l'action de Louis Gaston MAYILA. Vous partirez de Lambarené jusqu'à Mouila, vous ne trouverez aucune unité industrielle, si ce n'est la scierie implantée par MAYILA depuis 25 ans qui approvisionne tout le sud du pays en bois scié, qui fournit toute l'agglomération en électricité et assure une couverture médicale en payant, infirmière et médicaments. Cela, tout un chacun mérite de le savoir. Je suis un des rares gabonais sinon, le seul qui exploite en direct mon permis sans passer par les fermiers qui se sucrent sur le dos des gabonais et qui bénéficient grassement des largesses de la Banque Mondiale. S'il y en a qui pensent qu'être au pouvoir est une sinécure et qu'un poste politique est une rente viagère, MAYILA n'est pas dedans. On n'apprend pas à gouverner à l'école mais sur le terrain. Toute
ma vie durant, j'ai appris à servir et non à me servir,
sinon des atouts que donne la politique pour faire de la politique. Que
Monsieur LABROUSSE, pardon Monsieur « MOUSSIROU » nous indique
dans quel pays il y a un pouvoir propre pour que nous envoyions nos dirigeants
à leur école. |
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