Après
avoir réalisé en 2000, conjointement avec les partenaires
locaux du Gabon (Centre Culturel Français, Air Gabon, Elf
Gabon, ADIE, PMUG, Prix Import, Sobraga), un film documentaire
sur les Pygmées du Gabon et distribué ce film sous
la forme d’un cinéma itinérant à travers
les différences provinces du pays, Latitude Film s’investit
aujourd’hui dans un projet de Formation des Peuples Autochtones
avec production et diffusion de documentaires sur le Patrimoine
Immatériel.
Le
projet et la population autochtone
Il
s’agit avant tout d’une prise de conscience du Patrimoine
Ancestral du Peuple Autochtone Pygmée à travers
un atelier audiovisuel de production et de diffusion de films
documentaires, reflet-mémoire de l’identité
autochtone.
Le projet dans sa première partie se dérouleà
Libreville, capitale du Gabon et plus exactement au Centre Culturel
Français Libreville.
Il est destiné aux différentes populations pygmées
qui migrent vers la capitale et qui se retrouvent en général
très marginalisé par rapport à la population
urbaine.
Le projet est abrité d’une manière indépendante
par l’ONG Minapyga, Mouvement des Indigènes, Autochtones
et Pygmées du Gabon, conjointement relayée sur le
terrain par l’association Latitude Film en ce qui concerne
la globalité du projet technique et pédagogique
et soutenu par l’association culturelle Ebando représentative
sur le plan local de la garantie culturelle.
Un partenariat est également signé avec l’Université
de Bordeaux3 à travers l’intervention d’enseignements
autour de la formation audiovisuelle et d’assistance technique
à la production. L’Université de Bordeaux3
est représentée également par Latitude Film.
Une collaboration est également établie avec les
organismes représentatifs du Gabon sur un plan technique
que sont la RTG1ere chaîne et le Centre National du Cinéma
Gabonais.
Enfin le Ministère de la Culture Gabonais est tenu informé
du projet et des résultats obtenus.
Le développement de l’Atelier Audiovisuel est suivi
en permanence par l’UNESCO LBV représenté
par Mme AGUIAR, responsable de la Culture.
Toutefois le projet conservera une indépendance totale
dans les locaux du CCF où de l’UNESCO Libreville
sous l’autorité conjointe de Minapyga et de Latitude
Film.
1)*
Identification des besoins de la population bénéficiaire*
La population du Peuple de la Forêt, peuple autochtone par
excellence, a une culture qui a servi de référence
à toute la population Bantou de l’Afrique Centrale
en particulier au niveau de la médecine traditionnelle
et de la spiritualité.
Aujourd’hui
cette culture orale est menacée par le fait même
que la population indigène Pygmée au contact de
plus en plus préjudiciable avec la civilisation occidentale
risque de perdre son identité et ses racines avec une disparition
programmée du pays dans les quinze prochaines années.
Il est donc important et vital que l’ensemble de cette culture
soit sauvegardée, mémorisée à travers
l’objet audiovisuel et que cette captation de leur oralité
soit avant tout une prise de conscience collective et individuelle,
par les indigènes eux-mêmes, prise de conscience
qui garantira leur survie.
Le
travail filmique que nous avons déjà réalisé
à travers le film « Le Peuple de la Forêt »
a permis deux constatations : celle de la disparition programmée
du Peuple de la Forêt au Gabon et celle de l’appauvrissement
de la culture elle-même car empruntée, synthétisée
et reformulée par les Peuples majoritaires de l’Afrique
Centrale.
De
ce fait, les bénéficiaires indigènes pourraient
participer à l’identification de leurs besoins grâce
à L’ONG Minapyga, présidée par Léonard
Odambo, lui même issu du Peuple de la Forêt.
C’est
bien sûr, Minapyga composée essentiellement de membres
pygmées qui identifiera les besoins culturels des intéressés
autochtones.
Latitude Film représentée par JC Cheyssial travaille
depuis quinze ans au Gabon et a déjà produit ou
coproduit cinq films sur la culture ancestrale et mystique gabonaise.
La réalisation du « Peuple de la forêt »
a permis une prise de conscience sur ce peuple indigène
du Gabon par les différentes ethnies du pays.
Les
critères employés pour identifier la population
indigène - (qui comprend trois grands groupes au Gabon,
Baka -Babongo- Bakoya Akula) - seront à discuter avec Minapyga
seule habilitée à intervenir avec le Peuple de la
Forêt. D’ores et déjà, un niveau de
base est requis pour pouvoir suivre la formation audiovisuelle.
Les
rapports ancestraux entre les populations Fangs et Pygmées
ont souvent été difficiles car placés sous
le règne de la domination des uns par rapport aux autres.
Toutefois la mystique indigène permet de garder un lien
égalitaire entre les peuples et c’est sur ce plan
là que nous développerons les ateliers audiovisuels.
Les
intervenants formateurs gabonais ont un rapport le plus pédagogique
possible dans le contact qu’ils entretiendront avec les
Pygmées. C’est leur implication avec les stagiaires
pygmées qui est la garantie de nouvelles modalités
de dialogue du pluralisme culturel.
2)* Participation de la Population du Peuple de la Forêt*
Minapyga,
ONG créée et représentée par M. Léonard
Odambo s’est engagée à défendre le
projet et à le mener à terme.
Un partenariat, local, régional et international a été
prévu avec des retombées socio-économiques
concernant la diffusion des produits.
Les
stagiaires sont rémunérés sur les bases d’un
perdiem établies par les parties présentes (Minapyga
/Latitude)et validés par l’Unesco.
3)*Viabilité
du Projet*
-But et Conséquences :
Spécificités
de l’Atelier Audiovisuel
L’atelier
audiovisuel doit permettre la reconnaissance d’une identité
différente (Le Peuple de la Forêt) ainsi que l’identité
spécifique complémentaire qui en résulte(être
Pygmée au XXIéme siècle) dans un rapport
avec une population ethnique majoritaire occidentalisé
et donc différente.