Clôture du sommet des chefs d'Etat du bassin du Congo à Brazzaville
BRAZZAVILLE, 5 fév (AFP)

Le 2ème sommet des chefs d'Etat sur la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale a pris fin samedi en début de soirée à Brazzaville, avec la lecture d'une déclaration finale, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le Sommet a adopté le principe de la mise en place d'un mécanisme de financement basé sur le prélèvement d'impôts sur les recettes des produits forestiers et fauniques exportées afin de garantir le financement du plan de convergence", indique notamment la déclaration finale du sommet.

Le chefs d'Etat présents ont également adopté ce plan de convergence, un plan d'action commun pour les dix ans à venir, et "signé le traité relatif à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale", indique également la déclaration finale.

La déclaration fait également part de l'adhésion de trois nouveaux membres à la Comifac (Commission des forêts d'Afrique centrale): le Rwanda, le Burundi et Sao Tomé et Principe.

"Je crois que nous avons atteint les buts poursuivis. Nous avons pu adopter le plan de convergence, signer le traité et renforcer notre partenariat", s'est félicité le président congolais Denis Sassou Nguesso, hôte du sommet, à la clôture de celui-ci.

Le sommet s'était ouvert samedi matin, en présence des sept chefs d'Etat du bassin du Congo --Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad-- ainsi que des présidents français Jacques Chirac et santoméen Fradique de Menezes.

La France a pris, à la suite des Etats-Unis, la tête du partenariat pour la forêt du bassin du Congo, qui rassemble les pays africains, bailleurs de fonds et ONG engagés dans le programme.

Le budget du plan de convergence pour les dix ans à venir (2004-2013) a ainsi été évalué à quelque 830 milliards de francs CFA (1,3 milliard d'euros).

Les présidents camerounais Paul Biya et gabonais Omar Bongo Ondimba ont rappelé dans des discours prononcés à l'ouverture la nécessité d'un engagement financier conséquent de la part des pays du Nord.